Présentation

Attendre

Rapatriés, immigrés, exilés, nous sommes dans l’éternelle mouvance.
La source de notre puissance a la force de l’eau, sa beauté à s’adapter, résister, se faire glace et redevenir liquide.
Fleuves et oueds finissent le voyage dans les mers.
Ce goût salé n’est-il pas celui de toutes nos larmes versées ?
 
A la croisée de nos chemins, nos sourires se sont rencontrés, de nos lèvres les mots ont jailli. Nous nous sommes compris ici, en évoquant nos ailleurs.
Là-bas, tout près du cœur.

Attendre toujours

Attendre, peut-être trouver le néant au bout du chemin

Attendre, aller seule jusqu’au bout de rien

Attendre, ignorer son destin

Attendre, pour ne pas être tentée de faire demi-tour avant la fin…

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Fleur des Sables

Mercredi 18 octobre 2006

Tu prendras de la confiture ou du miel sur tes tartines ?

20 ans que ça dure cette comédie du petit-déjeuner. Autour des bols de faïence décor campagne, bleu pour lui, rouge pour elle, cuillères assorties, ils n’échangent plus que ces propos banals à l’écœurant goût sucré.

Sa cuillère à lui tourne d’un même geste circulaire, en frottant les parois du bol bleu dehors et blanc dedans, vite, fort, dans un mouvement répétitif inutile mettant ses nerfs à vifs, à elle.

Deux morceaux de baguette sont libérés brutalement avec un bruit de ressort métallique, marqués de rayures brun foncé. Une odeur désagréable de brûlé se noie dans les effluves du café noir trop corsé.

Leurs regards plongent dans le café qu’un soupçon de lait a peine à éclaircir. Quelques miettes de pain grillé sur la toile cirée, un peu collante sous les avant-bras, râpent la peau encore ensommeillée.

Elle ne sait pas lequel, du café noir ou du pyjama rayé au col élimé, lui donne cette nausée.

Le café, elle va le vider dans l’évier ouvrant le robinet en jet puissant pour faire disparaître la moindre trace de liquide brun.

Mais que peut-elle contre le pyjama rayé ?

Valérie-Anne W.

 

 

 

 

Par Lelie des Sables
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Jeudi 19 octobre 2006
Elle s’étire, s’enroule, renverse la tête en arrière. Elle se fait câline, se frotte, se serre, exige une caresse, la chaleur d’une main qui épouse la forme de son corps, la prend et l’enserre. Elle ronronne, les yeux langoureux, miroirs de la passion où va se perdre la maîtrise des sens. Deux gouffres mystérieux où le plaisir s’égard. La chatte se fait femme… ou la femme devient chatte….
Elle sursaute, se cabre et se sauve. Amoureuse fugitive. Furtive allumeuse.
Par ses manières sensuelles et son regard, elle attire comme un aimant. Tu espères une main de velours, c’est un coup de griffe que tu reçois tandis qu’elle s’enfuit. Tu es fait comme un rat avec cette belle chatte.
Elle a disparu, tu ne la vois pas mais elle te regarde, tout en se pomponnant, la coquette.
Elle toilette ses ongles, fait semblant d’ôter ses gants en tirant délicatement sur chaque doigt.
Séductrice, elle pose dans un rayon de soleil histoire de mettre en valeur le brillant de sa fourrure et l’or de ses prunelles. Sa beauté irradie.
Quelque chose te tourmente, tu as l’impression que quelqu’un t’épie, tu ressens une présence. Lève la tête, un peu à gauche, plus haut encore. Tu la vois ?
Elle est assise sur le muret de pierre, tout en haut de l’escalier. Tu sais, Montmartre, c’est son quartier, elle est un peu bohème à ses heures. Quand elle se met à jouer les artistes, elle dort le jour pour mieux vivre la nuit.
Roucoulant sous le ciel étoilé, les vieux matous se la disputent. Avec ses airs de bourgeoise offensée, elle les laisse s’écharper, en les toisant de haut. De sa démarche souple et gracile, elle s’élance dans une volée de marches, gagne une gouttière, saute sur le faîte du toit, gris ardoise.
Paris à ses pattes.
Assise, la queue l’entourant joliment, les yeux en amande, elle admire la ville illuminée. La lune dessine un rai argenté sur son manteau noir.
Beaucoup de charme pour une grisette qui gîte dans un grenier de la rue Cortot.
 
Valérie-Anne W.
Par Lelie des Sables
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Jeudi 19 octobre 2006

Le hasard, la nécessité…

Dans le hasard, la notion d’aventure et d’imprévu

Dans la nécessité, celle de fatalité et de logique

 

Faut-il en conclure que cela va (devrait ? devait ?) arriver ?

 

Cela, quoi ?

 

C’est écrit - dans vos mains - ? Montrez-les-moi.

 

Le possible est le contraire de l’illusoire.

Je me perds à ce carrefour où nous nous sommes croisés.

Et puis, ce rendez-vous dans un texte, seuls, à mi-mots. Un lieu troublant pour un premier rendez-vous.

Je m’y perds dans ce nous/vous, ce vous/moi, ce te/vous.

 

Tout est contraire, qui nous sépare.

J’aime ce vous  qui fait semblant de nous éloigner pour mieux nous rapprocher dans un tu qui se hasarde, un tu qui tente, un tu qui tue la distance.

 

Eperdue, je me sens glisser doucement. M’abandonner sur les rives du hasard. Oui, c’est nécessaire.

 

Valérie-Anne W.

Par Lelie des Sables
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Jeudi 19 octobre 2006

Je ne savais pas qu’on pouvait tuer avec une plume.

 

Enfermée dans mon histoire, j’ai tiré de toutes mes forces et j’ai transpercé son corps.

J’ai décoché des mots empoisonnés qui lui ont blessé le cœur.

 

De la plume, l’encre a giclé, s’est répandue sur son présent, salissant son avenir.

Tache indélébile.

 

Tandis que l’être meurtri tentait de se relever, plus fort j’enfonçais la plume, ouvrant plus profond les chairs.

Je vomissais ma rancune, heurtait la femme.

 

Toutes les armes sont dangereuses mais je ne savais pas qu’on pouvait tuer avec une plume..

 

Valérie-Anne W.

 

Par Lelie des Sables
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Samedi 21 octobre 2006

Le bonheur l’emportait haut dans le ciel, il tournoyait enveloppé de tourbillons légers et doux, ses yeux rieurs regardaient en bas les petits points qui s’éloignaient de ses mains à plat sur l’air invisible.

Il devinait toutes les petites têtes tournées vers le soleil pour le voir agiter ses nouvelles ailes ouvertes au creux de ses épaules, blanches et duveteuses.

Quand allait-il redescendre vers la cour de l’école ? Allait-il tomber, peut-être se blesser ? Les élèves viendraient-ils former un cercle autour de lui, l’enfermant dans une ronde pour l’acclamer ? Il n’avait pas compris tout de suite ce qu’il lui arrivait. Ses pieds s’étaient détachés du sol reproduisant la même petite secousse ressentie lorsque le manège des chevaux de bois se met en marche. Il était monté tout droit, dépassant les étages des maisons étroites et élancées, les toits piqués de cheminées rouge brique.

Il planait, esquissait des ronds, découvrait un univers inconnu, des perspectives insoupçonnées. Il était devenu souverain en son royaume des airs. A ses pieds, sa cour vivait avec lui l’instant magique.

Il s’était retrouvé dans les nuages crémeux au moment où les enfants avaient crié… crié de joie parce que la maîtresse avait annoncé que Thomas venait d’avoir une petite sœur, aussi brune que lui était blond. Son attente enfin récompensée ? C’était donc cela le cadeau de la mise à l’épreuve, de la patience témoignée pour satisfaire sa maman ? Les enfants d’une même voix, comme dans le chœur où chacun donnait le meilleur de lui-même, avaient crié le bonheur partagé, portant le petit garçon aux nues.

Puis soudain, dans un fracas infernal, un lourd oiseau de métal alla percuter de toute sa puissance de monstre le petit aux ailes blanches.

Tout devint silencieux, le soleil se cacha derrière un nuage pour masquer ses larmes. Les corneilles de Notre-Dame se serrèrent en rang noir, laissant pendre leurs ailes impuissantes dans le vide. Le ciel vira au gris violet retenant sa colère, il jura de ne pas gronder.

Dans la cour de récréation, quelques duvets poudrés de gouttelettes rouges, épars sur le bitume.

Il était allé chercher trop haut le bonheur…

Valérie-Anne W.

Par Lelie des Sables
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Samedi 21 octobre 2006

La cabane de planches s’accrochait à la falaise, battue par les vents du Nord.

Son unique fenêtre laissait découvrir au loin le phare, gardien des nuits sombres.

En bas, en s’étirant sur la pointe des pieds, on apercevait les rochers constellés de mousse blanche.

 

Posée sur le coin de l’évier, juste derrière la fenêtre, la bouilloire laissait chanter l’eau, elle clapotait comme les vagues à marée descendante, dévoilant petit à petit le rivage.

 

La minuscule plage enserrée de rocs était déserte à cette heure. Seuls quelques goélands marquaient la grève de leurs larges pattes imprimant des palmes sur le sable humide.

La tombée de la nuit apportait le silence, la mer se retirait sur la pointe des crêtes laissant courir et éclater des bulles dans ses filets d’écume.

 

Nous étions déjà fin septembre, les tous derniers jours à la cabane avant de la verrouiller pour la morte saison.

Un vieux rosier agrippé au sol rude portait encore quelques fleurs ridées dont le parfum avait disparu.


Elle versa l’eau bouillante sur le café et un arôme délicat se répandit dans la minuscule pièce, les vitres s’embuèrent. Elle posa les deux tasses sur la toile cirée aux couleurs fanées, et approcha l’assiette de galettes au beurre.

 

Il serra ses mains autour de sa tasse faisant mine de se réchauffer, mordit dans une galette, quelques miettes tombèrent dans le café se noyant aussitôt au fond. Ni lui ni elle ne parlait, ils pensaient tout simplement. Le cri d’une mouette rasant la fenêtre leur fit lever les yeux.

 

Là-bas, le phare clignotait rouge - vert.

Il faisait nuit noire.

 

Valérie-Anne W.

 

Par Lelie des Sables
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Samedi 21 octobre 2006

J’attends avec impatience cet instant magique où elle pénètre dans la chambre.

Bien sûr, elle sait que je suis réveillée, c’est une sorte de jeu entre nous.

Elle s’affaire au rideau sombre et lourd et moi j’attends le moment délicieux où nous allons nous serrer.

Je sentirais son corps frêle entre mes bras, je nouerai mes mains autour de sa taille, fort, si fort, que son souffle se ponctuera de silences comme sur la portée. Les notes de musique seront mes éclats de rire, ma joie de la retrouver.

Je poserai ma tête contre son épaule, envoyant à son corps fatigué toute mon énergie de petite fille insouciante qui veut croire en un avenir.

En aurais-je un avenir ?

Quand je vois ses grands yeux tristes, deux gouffres de désespoir, j’ai du mal à espérer un bonheur pour demain.

Je la regarde, enfonce mes yeux émerveillés dans les siens et lentement apparaît une lueur dans ses pupilles noires puis un disque de lumière, ses lèvres se desserrent, son front se détend et timidement ma maman se met à sourire.

Elle s’autorise à me faire ce cadeau. Le plus beau à mon cœur.

Avec empressement, je dépose un baiser humide sur sa joue. En réponse, ses mains caressent mon dos puis m’éloignent d’elle.

Il ne faut pas trop montrer ses sentiments, cela peut rendre malheureux.

Elle se lève et ouvre la fenêtre sur l’air frais du matin.

 

Valérie-Anne W.

Par Lelie des Sables
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Samedi 21 octobre 2006

comme quelque chose qui râpait, avançait, avait du mal à s’exprimer.

Une bulle entre deux eaux.

 

L’amer avait un sale goût et donnait envie de faire une grimace à tous ces singes-là, en face. Leurs paroles sucrées, trop mielleuses portaient au cœur.

Eux, en avaient-ils un cœur ? Certains n’avaient qu’une pompe assurant un bruit régulier de métronome signifiant qu’ils vivaient, un mécanisme complexe qui servait aussi à véhiculer leur cholestérol dans leurs artères allant jusqu’à les obstruer dans les moments d’excès.

Les creux où l’amer montait chez eux aussi.

Après avoir été au plus haut, ils retombaient au plus bas. Devaient réapprendre les gestes, les paroles. Réapprendre à vivre maintenant qu’ils avaient failli mourir.

 

Mon amer à moi, il montait non par excès mais par manque.

Manque de temps.

Manque d’amour.

Manque de confiance.

 

Inéluctablement, comme les marées, tout recommençait à l’identique.

Chaque jour nouveau avait sa part de routine et ses humeurs montantes ou descendantes. Des creux et des crêtes.

Des écueils.

Le plus important était d’obéir à un rythme, de s’adapter, comme on s’habitue au café sans sucre.

Je ne bois jamais de café.

 

Valérie-Anne W.

 

Par Lelie des Sables
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Samedi 21 octobre 2006

1. 1 h, c'était la durée impartie. Si la notion de temps était imposée, celle de l'espace demeurait libre. Dans cette liberté, déjà un maillon à faire sauter pour orienter mes premiers pas, prendre une décision, savoir où aller, quel chemin prendre... ne pas se perdre dans les réflexions mais agir. Les bruits de la route et ses dangers m'effrayaient. Mon regard se porta sur les coteaux à perte de vue, je tournais à droite sur le chemin vers les vignes. 1 h, c'était la durée impartie.

2. Je frissonnais sans savoir si c'était le fait de la brise dans la fraîcheur matinale ou le soleil tiède et doux sur le visage. Ce paysage géométrique ordonné en lignes, rangées, horizontales, verticales, parallèles, perpendiculaires, s'opposait à l'enchevêtrement de la végétation rendue à l'état sauvage où tout n'était que confusion entre espèces. Promiscuité des différences. Y avait-il une hiérarchie ? Le sol même était envahi d'herbe et de buissons. Aucun signe de mort apparente, plutôt un bel équilibre à maintenir pour assurer la survie de chacun.

3. Je respirais plus fort, le chemin amorçait une très légère montée vers les vignes. Des voix me parvenaient portées par le vent. Netteté des rangs, lignes étirées, ni branche ni feuille ne dépasse de l'espace imposé par la main de l'homme. Cette même main, d'un geste sûr, va sectionner les grappes arrivées à maturité, prêtes à offrir leur nectar, fierté du propriétaire. Chaque pied a été entretenu, taillé, traité, dompté, attaché, lié, entravé... contraint et forcé. L'heure est venue de rendre à l'homme le fruit sucré et juteux.

4. Ils sont là, souvent venus des quatre coins de France et de l'étranger pour cueillir les grappes. Accroupis entre les rangées, ils se relèvent pour apporter un panier plein ou échanger quelques mots. Ils semblent heureux de partager ces moments, les bras au service de la récolte.

C'est la saison d'engranger. Moi, ce sont les impressions et les images que je suis venue engranger, je vais presser les mots pour tenter d'en extraire le meilleur dont je suis capable. Comme les cépages mêlés, j'assemblerai les phrases. Elles n'iront pas en tonneaux mais seront consignées sur des cahiers, soigneusement étiquetés.

Un chargement de paniers emplis de grappes violines prend la route du pressoir, extraction de l'essentiel.

5. J'arrive au bout de l'allée blanche. Nouvelle intersection, à gauche, à droite, tout droit en face. Encore un choix, vite le temps passe et presse. Tout droit, je m'engage, quittant le quadrillage des vignes. J'entends encore leurs voix au loin, estompées par la distance.

Je ne peux m'empêcher d'avoir une pensée pour Adam et Eve, la création du monde, la feuille de vigne, et cette pomme rouge dans l'herbe verte qui me nargue.

 

Valérie-Anne W.

Par Lelie des Sables
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Samedi 4 novembre 2006

Lettre au temps

 

 

 

Bonjour,

 

Il fait beau et c’est très agréable n’est-ce pas de profiter du soleil, d’un temps pour soi, sur un banc à l’écart et pourtant en plein cœur de ville ?

 

- Vous entendez le clapotis de l’eau dans la fontaine ?

Non, parce que vous êtes branché ailleurs sur d’autres notes, d’autres mélodies.

 

- Vous écoutez quoi, d’abord ?

Vous devez vous demander ce que je suis en train d’écrire ?

 

Une lettre.

Oui, une lettre, pour vous.

 

- Cela vous étonne ?

 

Ce n’est qu’un début.

J’ai déjà parlé de vous à l’atelier de la rue St Jacques…

 

Je perçois votre surprise.

 

     

  • Vous souriez ? cela vous agace ?
  •  

 

Mais vous continuez à lire, c’est l’essentiel.

 

C’est vrai que je ne vous connais pas mais vous m’avez fait voyager, vous m’avez ouvert le chemin vers un lieu magique.

 

- Vous vous souvenez ?

 

Des allers-simples… pas de retour.

 

Vous cherchez dans votre mémoire, ouvrez les tiroirs…

 

Je sais que vous ne trouverez pas… cela n’a pas d’importance. Je n’ai plus d’attache là-bas, que des souvenirs cadenassés dans une boîte, pour les longues soirées d’hiver. Surtout ne pas l’ouvrir, pas encore, pas maintenant.

 

- Vous prenez souvent le train ?

 

Je ne pense pas.

 

Oui, je fais les questions et les réponses. Cela ne vous dérange pas au moins ?

 

- Vous aimez lire ? ou préférez-vous flâner entre les feuilles ?

 

Curieuse rencontre à la librairie. Après, j’ai prévu d’aller à la médiathèque mais j’ai changé d’avis, je craignais de vous y retrouver.

 

Non pas que cela eut été désagréable mais je n’aimerais pas que vous imaginiez que je vous suis.

 

Finalement, je me suis promenée à travers les rues piétonnes, comblée par le charme des vieilles pierres.

 

Il faut bien passer son temps, impossible de le rattraper ni même de le suspendre. A peine, peut-on saisir un instant, le mettre entre parenthèses pour plus tard.

 

Bon, et bien, je vais devoir m’arrêter. J’écris, j’écris et vous, vous ne dites rien…

 

Les minutes coulent, s’échappent.

 

Il est l’heure, je vous laisse. Après tout, c’est vous qui avez voulu en savoir plus… voilà qui est fait.

 

Permettez-moi de vous souhaiter une bonne journée.

 

- Vous souriez !

 

Alors, je vais vous faire une confidence… c’est la première fois !…

 

  

La-cliente-des-allers-simples

 

Valérie-Anne

Par Lelie des Sables
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